Succès grand public pour la quatrième édition du Startup.gp

Nouvelle année, nouvelle formule. Pour le 4e Startup.gp, GuadeloupeTech, le cluster de l’économie numérique de Guadeloupe, a misé sur un format enrichi :

11 ateliers en matinée, 3 tables rondes et une grande conférence l’après-midi, puis un cocktail pour réseauter en soirée. L’événement, qui a eu lieu le 19 mai au World Trade Center à Baie-Mahault, a attiré des centaines de participants. Preuve du vif engouement pour le monde digital, mais aussi d’un fort besoin en informations, échanges et conseils.

 

« Culture startup aux Antilles-Guyane : mythe ou réalité ? », tel était le fil rouge de Startup.gp, afin d’inviter à réfléchir sur les « potentialités de l’économie numérique et disruptive, tout en impulsant la dynamique d’un mouvement de fond pour le développement de ce secteur en Guadeloupe », dixit Betty Fausta, la présidente de GuadeloupeTech.

 

Pour ce faire, l’association a fait appel à des intervenants diversifiés : une trentaine de « startupers », entrepreneurs, institutionnels, représentants d’associations majeures locaux et venus de l’Hexagone. Grâce à leurs partages d’expériences et d’informations, un vaste état des lieux de l’économie numérique en Guadeloupe a pu être esquissé.

 

Ainsi, s’il existe un réel dynamisme entrepreneurial en Guadeloupe, la multitude de défis à relever pour réussir a été soulignée, notamment par les « startupers ».

 

 « On est comme des chimistes, des parfumeurs. On essaye de trouver la bonne formule qui fera qu’on arrive à générer du chiffre d’affaires », a souligné Karine Dumesnil, créatrice de la startup French Caribbean Taxis.

 

L’écosystème du numérique local est encore en cours de développement, d’où des lacunes en termes de culture digitale, une difficulté à trouver des compétences et des soutiens, un sentiment de solitude au cours du développement de leurs projets.

 

« Le plus important, ce sont les gens, trouver des associés. C’est un réflexe aux Etats-Unis. Ici, non. La ressource manquante est une bonne équipe », a précisé Maël Disa-Vingataramin, l’un des fondateurs de Voyey.com.

 

De plus, par définition, une startup ne possède pas encore de « modèle économique validé », selon l’expression de Cédrick Francietta de Rocket Entrepreneur, ce qui constitue une problématique  majeure pour convaincre des investisseurs, obtenir des financements privés et publics.

 

Cependant, « startupers » et entrepreneurs du numérique ont une crédibilité croissante, notamment grâce aux succès enregistrés par des intervenants présents lors de ce Startup.gp pour témoigner. Citons Carfully qui a obtenu une levée de fonds d’un demi-million d’euros, Compte Nickel racheté par BNP Paribas, ou encore An Sav Fè sa qui a collecté plus de 15 000 euros en financement participatif. Par ailleurs, au fil des ans, les outils et supports pour les startupers/entrepreneurs se sont développés en Guadeloupe. Par exemple, la pépinière Audacia, les associations FabLab, Gwadalug, Le Spot et GuadeloupeTech. L’Etat et la Région Guadeloupe proposent aussi des accompagnements à l’innovation et à l’entreprenariat dans le numérique. 

 

Autant de composantes encourageantes pour l’avenir. 

 

Rassembler les acteurs du numérique, informer toutes les personnes intéressées par les startups, l’entreprenariat et dynamiser l’écosystème, tels étaient les objectifs de ce  Startup.gp.

 

Crédits Photos : Philipe Tirolien d’IDLineStudio